Analyse
Un ensemble disparate
Hormis la production de mobilier, les autres activités sont représentées par un nombre très réduit d’établissements industriels. La fabrication de jouets est le fait d’une seule entreprise avec une vingtaine de salariés. La facture instrumentale se signale par la présence du dernier industriel français fabricant d’accordéons, Accordéons de France Maugein à Tulle, en Corrèze. Dans deux autres domaines, Carmafix fabrique des bijoux dans son établissement de Guéret et les Établissements Chalimont sont l’un des derniers fabricants de pinceaux et de brosses français. Un trait commun à ces entreprises est la difficulté à assurer leur pérennité dans un contexte très concurrentiel, avec un marché national très largement pénétré par les importations de produits provenant des pays à bas coûts de main-d’œuvre.
L’ameublement
Avec environ 1800 salariés dans 370 entreprises, la plupart artisanales, la production limousine pèse peu au regard de la production nationale de meubles (0,6% en termes de chiffre d’affaires avec 1,2 % des effectifs). L’industrie regroupe moins de vingt établissements employant 1 200 salariés, pour un chiffre d’affaires total d’une centaine de millions d’euros. Ces entreprises exportent moins que la moyenne nationale du secteur.
En Limousin, l’ameublement est le fait de PMI d’origine familiale indépendantes, à l’exception notable d’Ozoo France, à La Courtine, dans la Creuse, intégrée depuis 2002 au groupe français Espace Production International, et d’un établissement du groupe Recticel à Limoges.
La fabrication de sièges et celle de meubles meublants sont les segments les plus représentés. On trouve également des unités industrielles importantes dans la fabrication de literie, dans les meubles pour chambres d’enfant et d’adolescent (Sauthon, l’un des leaders nationaux), dans le mobilier en kit, le bureau et l’aménagement intérieur.
Perspectives générales
Le marché du meuble est très morose. L’ameublement subit de plein fouet la concurrence internationale. Les évolutions de la demande se font largement en direction des produits importés, moins chers que les produits nationaux. À l’exception d’Ozoo, de Recticel et de Sauthon, peu d’entreprises ont la possibilité d’accéder aux marchés de la grande distribution spécialisée. Dans ce contexte, les PMI limousines doivent, pour l’essentiel, jouer la carte d’une politique de niche appuyée sur une grande créativité, une amélioration de la productivité du travail et la recherche de solutions originales pour distribuer leurs produits.