Une forte présence de l’industrie
La zone d’emploi est traversée au nord par la RN 141 (axe RCEA) et longée à l’est par la RN 21 Limoges-Périgueux classée grande liaison nationale. Le territoire compte deux villes principales, la sous-préfecture Rochechouart (3 700 habitants) et Saint-Junien, seconde agglomération de la Haute-Vienne (10 700 habitants, soit 30 % de la population de la zone). Malgré une relative stabilité de la population des communes urbaines, le territoire est marqué par le vieillissement sur la partie rurale au sud. Cette zone présente depuis le début du XXe siècle un double caractère : agricole et forestier dans le sud et industriel dans le nord. La principale production agricole est la viande bovine, alors que subsiste un secteur laitier du fait de la proximité avec la Charente. L’industrie occupe 30 % de la population active ayant un emploi, contre seulement 18 % en Limousin. Les établissements de plus de 100 salariés sont proportionnellement deux fois plus nombreux qu’en région.
Le secteur bois papier : la moitié des emplois industriels
Dans le nord, l’industrie du papier et carton comporte plusieurs grosses unités, pour la plupart filiales ou établissements de grands groupes internationaux (International Paper, Smurfit, SCA Nicollet, Soleco ou Albany International). Le devenir de ces unités est primordial pour le dynamisme économique de cette zone d’emploi qui constitue le troisième bassin industriel de la région Limousin et le premier pour l’industrie du papier-carton. Le secteur bois papier occupe ainsi 49 % des effectifs industriels.
Le secteur de la seconde transformation du bois a fortement régressé, notamment dans le domaine de l’ameublement et des éléments de décor en bois. Des établissements industriels travaillant dans le domaine des lasers et des entreprises spécialisées dans la machine-outil constituent un potentiel de développement dans le bassin de la Vayres.
Des produits de luxe : le cuir et la porcelaine
Deux autres types d’industries sont également significativement représentés :
l’industrie du cuir, essentiellement sur des « niches » de produits de luxe (ganterie, mégisserie, chaussures), malgré une perte de près de 40 % des effectifs en dix ans ;
l’activité porcelainière avec la présence notamment des Porcelaines de la Fabrique, unité moderne rattachée au groupe Ercuis et un atelier de production du groupe Bernardaud à Oradour-sur-Glane