Tissu industriel

Les forces et faiblesses de l’industrie limousine

La force essentielle repose sur un large spectre d’activités qui diminue la sensibilité de l’économie régionale à des déséquilibres profonds affectant l’un ou l’autre des secteurs industriels. Autre point fort, l’industrie limousine bénéficie d’un bon niveau de qualification des personnels et peut s’appuyer sur un dispositif important et efficace de formation initiale et continue.

La réduction des effectifs industriels, qui se confirme après une période assez longue de relatif équilibre, met l’accent sur les points faibles de l’industrie régionale. Ils touchent d’abord la répartition du portefeuille d’activités avec une prédominance de secteurs traditionnels et des activités de soustraitance axées sur des marchés fortement concurrentiels. À l’exception notable des industries électriques et électroniques et de la filière céramique, les industries (chimie, biotechnologies notamment) reposant sur une recherche forte dans les procédés et les produits sont peu présentes, sinon absentes, en Limousin. Autre point faible, la dispersion des activités fait que la masse critique n’est que rarement atteinte dans la plupart des secteurs. Associée à l’absence de grands donneurs d’ordres ayant une action structurante sur le tissu industriel, cette absence de masse critique freine les possibilités d’organisation industrielle pour mieux atteindre les marchés nationaux et internationaux.

Si l’on considère les entreprises elles-mêmes, on constate dans de nombreux secteurs industriels une faiblesse du tertiaire interne qui limite les capacités d’adaptation tant individuelles que collectives. Par ailleurs, de nombreux responsables de PMI méconnaissent les technologies clés concernant leurs activités, technologies seules susceptibles d’assurer leur pérennité sur le long terme.

Une industrie sous-encadrée
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