Une taille moyenne modeste
Le secteur du BTP se caractérise en Limousin, comme plus généralement en France, par un grand nombre de petites et très petites entreprises. Sur les 4 570 entreprises que compte la région en 2004, seules 350 emploient plus de 10 salariés.
Le nombre moyen de salariés par entreprise est de 7,9 pour les TP, de 2,6 pour le bâtiment (valeurs nationales). Les secteurs d’activités les plus représentés sont :
pour les TP : les terrassements divers et la démolition (225 entreprises), la construction de chaussées routières (28 entreprises), la construction de lignes électriques (26 entreprises) ;
pour le bâtiment : gros œuvre (1 043 entreprises), revêtements de sols, peinture et finitions (954 entreprises), menuiseries bois et matières plastiques (616 entreprises), installations électriques (528 entreprises).
Des entreprises dispersées sur le territoire...
La forte présence des entreprises dans le milieu rural illustre le poids de ce secteur dans l’économie rurale et l’enjeu que représente sa pérennité en termes de maintien du tissu économique local.
... et confrontée à la cessation d’activité prochaine de nombre de leurs dirigeants
Cette pérennité sera largement conditionnée par le résultat des démarches de transmission-reprise qui interviendront massivement dans les dix prochaines années.

Large domination de la construction privée dans le secteur du bâtiment
Malgré un contexte démographique atone, le Limousin se distingue au plan national par une très forte activité de la construction neuve. Le taux de construction neuve (nombre de logements annuellement construits par rapport à la population) est supérieur d’environ 3 points au taux national. Cette situation observée en 2003 et 2004, semble se prolonger en 2005. Les 6 000 logements autorisés sur l’année 2004 (donc à construire sur les années suivantes) représentent une augmentation de près de 50 % par rapport à la moyenne décennale.
À cette source d’activité s’ajoute la construction de locaux à usage autre qu’habitation ainsi que la rénovation de logements existants. Cette dernière activité est appelée à se développer compte tenu des politiques publiques mises localement en œuvre en matière de résorption des logements vacants et de l’habitat insalubre.
