Le taux de participation des employeurs au développement de la formation professionnelle est proche en Limousin du taux constaté au niveau national. Dans l’industrie, un salarié sur cinq a bénéficié d’une formation en 2003. Ce taux est variable selon le secteur d’activité. Ainsi, un salarié sur deux a suivi une formation dans le secteur chimie-pharmacie et un sur trois dans le secteur des industries métallurgiques. S’agissant de secteurs à petits effectifs, l’incidence d’un plan de formation dans une entreprise peut être considérable sur l’appréciation globale. Concernant les secteurs les plus importants, les taux sont nettement supérieurs à la moyenne régionale dans les industries électriques et électroniques, l’agroalimentaire, le papier-carton et l’ameublement. À l’inverse, le pourcentage de salariés ayant suivi une formation est très faible dans le textile-habillement-cuir, la plasturgie, le travail des métaux et les industries mécaniques.
Le nombre de salariés bénéficiant d’une formation est fortement lié à la taille de l’entreprise : les salariés sont plus nombreux à participer à des formations dans les grandes entreprises, et ces formations sont en moyenne de plus longue durée.
La faiblesse relative de la formation dans les petites entreprises de certains secteurs, notamment dans les industries mécaniques, constitue indéniablement un handicap au moment où ces industries, essentiellement de sous-traitance, sont soumises à une forte pression de la part des donneurs d’ordre, pression qui leur impose d’évoluer rapidement aux plans technologique et organisationnel.
